• elle...


    Enfin chez elle...

    Les heures lui avaient parues interminables...
    Le temps s'égrainait lentement, trop lentement à son goût...

    Elle avait poussé la table du salon, et dans une coupelle avait placé chaque bougie qu'on lui avait confiée. Un cercle parfait...
    Elle n'avait maintenant plus qu'une hâte : S'y retrouver !

    Elle venait de se doucher, se laver de son excitation, à l'eau froide, mais rien n'y avait fait. Le feu couvait toujours entre ses jambes... Et au plus profond de ses pensées.
    Elle avait vérifié son épilation, toujours soignée et impeccable, et maintenant elle en était même heureuse, alors que, quelques semaines avant, il lui aurait été impensable de se faire enlever ce petit carré de poils brun...

    La femme dans l'ascenseur lui avait annoncé qu'elle devrait être nue, et ça la rendait mal à l'aise, non pas qu'elle ait eu honte de son corps, mais se parer de jolis bas, de beaux escarpins, de beaux bijoux, lui donnait une certaine confiance

    Elle regarda l'heure une dernière fois : 21h50...
    Plus que 10 minutes !!! 10 petites minutes et elle saurait.

    Plus que 5 minutes !!!

    Elle enjamba les bougies et se positionna... Puis, une à une excita la mèche de chacune avec son briquet...
    Entourée maintenant d'un cercle de flamme, elle s'agenouilla, tournée vers le couloir qui menait à son entrée. Elle revérifia une nouvelle fois que tout était parfait et mit le foulard de soie noire sur ses yeux, bien serré...

    Le silence s'était maintenant fait... et elle n'entendait plus maintenant que le léger ronronnement de la circulation de sa rue.

    Elle se noyait dans son appréhension, et dans son excitation... Privée de tous ses sens, elle était en proie à ses pensées, ses envies, ses fantasmes... son imagination vagabondait, et son corps se tendait, ses mains devenaient moites, son sexe mouillait.

    Elle entendit la porte s'ouvrir, enfin !
    Et des bruits de pas... Elle ne put se l'affirmer, mais elle distingua les pas de 2 personnes, Lui et peut être la femme qu'elle avait rencontrée.

    Elle prit garde de ne pas sourciller, de ne pas bouger alors qu'ils devaient être tout proche d'elle, mais peut être pas. Les yeux masqués elle avait perdu ses repères et ne se fiait à quelques impressions trompeuses comme els vibrations du parquet, l'air, les sons.

    Elle sentit enfin un contact, une main qui se balada sur ses épaules, et un frisson qui naquit.
    Elle restait néanmoins immobile, tant bien que mal. Les mains se firent alors plus puissantes et semblèrent même, un instant, lui masser le dos. Mais ce fut pour qu'elle s'enroule mieux autour de son cou et le serre. Non pas pour l'étouffer, mais pour montrer Son emprise sur elle.

    Elle était toute à sa disposition, et reçu une belle claque sur le fesses, peut être une marque de gratification ?

    La femme de la matinée se mit face à elle, et s'accroupit, laissant apercevoir la jarretière de ses bas. Elle glissa un objet métallique autour de son cou...

    Derrière elle, elle sentit ses cheveux tirés et un verrou, celui de la fermeture du collier qu'Il venait de fermer à son cou... C'était bien un collier elle en était sûre, ce métal si froid et pourtant elle devinait maintenant toute l'ampleur de son don... du don de sa personne.

    Elle était inondée, son nectar coulait le long de ses cuisses, et lorsque la femme, toujours accroupit y glissa sa main, elle ne pu retenir un râle de plaisir... La femme sourit en léchant sa main... et se releva.

    « Dorénavant, tu portes mon collier, ma marque, le symbole de ton appartenance...
    Montre t'en toujours digne, montre t'en toujours fière...
    Il n'est qu'acier, mais ce qu'il porte en lui est le lien qui nous unit désormais...
    Dès ce jour tu deviens mienne...
    Pour le reste, tu recevras d'autres instructions... »

    « Voici maintenant mes ordres... Non négociables... »

    « Pour te gratifier du don que tu me fais ce jour, je vais t'autoriser, t'imposer de te donner du plaisir. Cependant, Ma Chère restera à tes côtés afin de contrôler... »

    Il s'approcha d'elle et lui mis le visage contre sa cuisse... Elle soupira, de bonheur, et si elle voulu l'embrasser, elle se retint, déjà prête à suivre ses directives à la lettre et à se comporter convenablement.

    La femme la mena sur son lit et s'assit sur un siège. Face à sa présence, elle suivit l'ordre. Et se caressa, sans perdre une seconde, 4 journées entières qu'elle attendait de se soulager physiquement. Et ses mains surent trouver immédiatement le bon chemin. Détrempée, son sexe accueillait ses doigts si agiles, si précis. Il ne lui faudrait pas longtemps pour exploser. Son clito durci par son excitation obsédante, lui envoyait des décharges, des spasmes... Sa chair s'était contractée... Ses tétons durcis à lui en faire mal... Le plaisir montant si vite, si haut...
    Les veines de son cou se gonflaient à mesure qu'elle gémissait, ses mains accéléraient. La chair de sa chatte, sensible et excitée lui renvoyait mille et une sensations. Elle se tendait, son ventre se contractait...
    Elle allait jouir, se répandre sur son lit, hurler son orgasme...

    Mais au moment où elle allait crier, la femme se jeta sur elle et retira ses mains de sa chatte... coupée dans son élan, elle ondula du bassin comme pour chercher les quelques caresses qui lui auraient permis de jouir, mais rien n'y fit... Sauf une claque qu'elle reçu, sèche et ferme.

    « Il a dû oublier de te dire que tes orgasmes lui appartiennent... Lui seul peut en décider... »

    Elle tentait de reprendre ses esprits, mais l'excitation frappait toujours son sexe et pourtant...

    « Je vais te positionner ces strip en travers de ton sexe... Le refermer, le priver... Demain je viendrai vérifier leur état... Si tu t'es touchée ils ne se recolleront plus, si tu les enlèves, tu ne pourras les remettre... »

    La femme disparut de la chambre et on entendit la porte se fermer.

    Seule chez elle, si près de l'orgasme il y avait quelques minutes, submergée par son excitation, elle devrait résister à la tentation... Toute une nuit, une épreuve de plus... Mais parée de son collier, elle franchissait une étape de plus...

    Frustrée pour son plaisir...
    Interdite pour le Sien...


  • Commentaires

    1
    Maître des Ames
    Vendredi 29 Septembre 2006 à 10:47
    Une longueur délicieuse
    le texte prend corps, et "elle" prend toute sa dimension de soumise. Une progression interessante à évoquer, surtout pour les gens qui ne connaissent pas trop. Bravo.
    2
    Vendredi 29 Septembre 2006 à 10:57
    Aaaaaaaargh
    Pffffffff ! Je ne peux exprimer autres choses des onomatopés suite à cette lecture ! ;-)
    3
    Vendredi 29 Septembre 2006 à 11:06
    Maître des Ames...
    plus c'est long, plus c'est b... !!! La soumission se vit étape par étape, du moins d epoint de vue, et elle le vit ainsi, plongeant chaque jour un peu plus dans le tourbillon des relations D/s...
    4
    Vendredi 29 Septembre 2006 à 11:07
    Frenchmat
    par moments les mots sont vains, et les onomathopés deviennt salvatrices!!!!
    5
    Maître des Ames
    Vendredi 29 Septembre 2006 à 11:16
    Des étapes et du temps
    sont nécessaires. De la motivation aussi et de la pesévérance, du soutien et du courage, tout un pannel de qualités et de soutiens en tous genres. Mais le jeu en vaut vraiment la chandelle. A moins que ma vision ne sois trop partiale?
    6
    Vendredi 29 Septembre 2006 à 11:23
    Oui...
    il ne faut pas faire dans la demi-mesure. A faire les choses, il faut les faire bien, et dès lors qu'il s'agit d'accéder à ses propres désirs, encore plus. De mon côté je rajouterai qu'il faut être bien guidée... Il y a bcp d'abus et de tromperies...
    7
    Maître des Ames
    Vendredi 29 Septembre 2006 à 11:44
    toula,
    je vous laisse avec elle, ou plutôt je vous rends un peu d'elle que je m'étais mise en tête. Je vous souhaite un bon week end et que l'inspiration fleurisse pour que lundi.............. Au revoir.
    8
    Vendredi 29 Septembre 2006 à 11:46
    oh Toula,
    quelques mots humides, quelques onomatopés aussi... hum t'imagines pas
    9
    Vendredi 29 Septembre 2006 à 11:47
    Bon We à vous
    je tâcherai d'être inspirée... mais pour le moment laissez-là savourer sa frustration...
    10
    Vendredi 29 Septembre 2006 à 11:48
    si si Ma Tendre...
    je peux imaginer, presque visualiser... ;-))
    11
    Cokinou
    Vendredi 29 Septembre 2006 à 12:01
    Un plongeon
    toujours plus profond, au-delà de la frontière du fantasme et du rêve. Désormais le point de non-retour semble franchi. Un long voyage vers la délivrance et l'exaltation de tout un être... Merci Toula.
    12
    Vendredi 29 Septembre 2006 à 12:08
    Sa démarche
    semblait déja à sens unique, mais aujourd'hui elle ne peut plus reculer, et s'en est fait la promesse, elle ira jusqu'au bout, au bout de sa conscience, de son être...
    13
    Vendredi 29 Septembre 2006 à 12:28
    vivement la suite ;)
    tu nous donne envie et hop c'est fini ... quel domage ;) bises et courage ! A.S
    14
    Vendredi 29 Septembre 2006 à 12:29
    la suite germe
    vit en moi... il faut apprécier avant de passer au plat suivant... rires...
    15
    Vendredi 29 Septembre 2006 à 13:04
    Désolée de te
    déranger pendant ton repas :)) Courriel lu, je répète : courriel lu :((((.... difficile de dire autre chose, anéantissement plus que complet, un ange est là cependant :)) Elle est où ma part de gâteau au chocolat? Hein, dis? Ben smacks à la pizza alors, mdr.....
    16
    Vendredi 29 Septembre 2006 à 13:10
    flo...
    Nous en rediscuterons ce soir si tu le souhaite... Et pour ce qui est du gâteau au chocolat c'est RATE!!! Des PROFITEROLLES!!!! c'étaient des profiterolles d'anniversaire, à la vanille bourbon et sauce au chocolat... Il en reste 8 encore et de la sauce aussi...
    17
    Vendredi 29 Septembre 2006 à 13:10
    j'ai faim ! je suis
    une grosses gourmande !!! j'ai du mal a me raisonner parfois ;)
    18
    Vendredi 29 Septembre 2006 à 13:13
    je suis ainsi
    et les profiterolles sont presque sujette à du fétichisme pour ma part. C'est tellement hmmmmm....
    19
    thierryneck
    Vendredi 29 Septembre 2006 à 13:17
    En passant,
    juste un petit coucou. Elle a bien fait d'ouvrir son message la dernière fois, oui! Elle a bien fait.
    20
    Vendredi 29 Septembre 2006 à 13:25
    Elle a bien fait...
    Aujourd'hui elle peut vivre sa vie, celle qu'elle semblait se cacher. S'accomplir est une des plus grandes difficultés qui nous soit imposée. que ce soit en raison de blocages, de résistances, d'un certain carcan collectif... Elle a franchi le pas, et elle peut maintenant se découvrir et s'accomplir.
    21
    Vendredi 29 Septembre 2006 à 13:33
    nous avons
    le meme age chere toula ;) a qq jours pres :) vi_ve nous et vive le chocolat !
    22
    Vendredi 29 Septembre 2006 à 13:34
    Mais j'aime aussi
    les profiterolles, moi !! Elle est gourmande et en plus Elle n'est pas partageuse, pffffff... je me contente de pizza à la carotte :))
    23
    Vendredi 29 Septembre 2006 à 13:36
    Exact Rose Rouge
    même âge et même envie d'en profiter... de la vie et du chocolat bien sûr!!!
    24
    Vendredi 29 Septembre 2006 à 13:38
    Flo...
    je te confirme qu'il me reste 8 profiteroles avec la sauce... mais c'est uen opération limitée dans le temps... Mais je sais où aller en chercher d'autres!!! Mais tu sais la pizza, à côté de chez moi il y en a poire/chocolat!!!
    25
    Dimanche 1er Octobre 2006 à 12:09
    la puissance
    du collier....
    26
    Dimanche 1er Octobre 2006 à 13:38
    bonjour ma belle
    un passage, pour te faire des bizous humides comme je les aimes
    27
    Dimanche 1er Octobre 2006 à 23:36
    Oui Lumières...
    le collier est bien quelque chose de particulier... qui dépasse le cadre matériel... de loin...
    28
    Dimanche 1er Octobre 2006 à 23:37
    Ma Tendre
    Tes baisers sont les bienvenus.. toujours!!! Je les z'adore...
    29
    Lundi 2 Octobre 2006 à 13:35
    original
    je ne vais pas être tres original mais ton site est tre sympa...tres beaux textes...
    30
    Lundi 2 Octobre 2006 à 13:48
    Cher Paralis...
    ... l'originalité ne se justifie pas toujours. surtout s'il sagit d'un compliment. On le prend tel quel, et on remercie... Donc, merci... ;-)
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