Quelle journée... Une de celle où l'on n'est pas à son travail, à sa tâche.... Soit en raison d'un événement malheureux, d'une mauvaise période... Où d'une obsession qui dirige toutes vos pensées hors de vos préoccupations habituelles.
Elle regardait l'horloge de son ordinateur et la comparait à celle de l'horloge de l'open space de son bureau... 10 fois, 100 fois, 1000 fois... Mais pourquoi le temps passait-il si lentement.... ??? Elle aurait aimé fermer les yeux et se réveiller à la fin de sa journée.
Mais le temps, immuable suivit son cours, et la journée prit fin.
Le bureau se vida assez rapidement, veille de week end... elle traîna alors un peu, histoire de sortir dans les derniers.
Elle ferma son PC, rassembla ses affaires et prit son sac, se dirigea dans l'ascenseur et descendit, sachant que dorénavant, elle ne contrôlerait plus rien... Plus rien...
Le hall s'était vidé, et elle se trouva sur le parvis. Elle scruta rapidement les alentours... Personne... Ce n'était pas possible... Pas çà !
Elle allait pester quand une voiture approcha... un coupé, aux vitres fumées... La porte s'ouvrit devant elle, et dans l'obscurité de la voiture elle Le vit... Sans la moindre hésitation elle monta et s'attacha...
« Bonjour Maître »... timide et presque inaudible... elle était morte de trac, de trouille...
Il ne dit rien, mais d'un geste, Il posa une main sur son visage, lui pinçant les joues et lui déposa un baiser... chaste et platonique... Sur ses lèvres...
Elle n'osa répondre et se contenta de fixer la route... Droit devant... elle perdait totalement pied, et l'once de confiance qui lui restait avait fondu comme neige au soleil...
Chemin faisant, et bercée par le ronronnement du moteur, elle sentit Sa main se poser sur ses genoux... Et lentement remonter le long se sa cuisse tendue, entraînant avec elle la robe qui ne demandait qu'à suivre... Elle voulut serrer les cuisses, mais se l'interdit. Ce n'était pas un amant qu'elle avait à ses côtés, mais Son Maître ! Elle resta donc dans sa position, et Sa main s'insinua enfin sous le tissu, caressant le voile qui gainait ses jambes, appréciant la dentelle de la jarretière...
Elle n'avait pu retenir une contraction de son ventre, le désir déjà lancinant, atteignait son paroxysme... Elle aurait aimait prendre sa main et la coller sur son sexe, mais elle se tenait, elle s'y tenait.
Cette main délicieusement aventureuse, joueuse ave la peau de ses jambes... Il la pinçait, peut être pour tester sa résistance à la douleur, mais certainement pour l'exciter aussi. A un certain stade, la douleur ne faisait que propulser l'excitation plus haut.
Enfin, elle sentit un doigt effleurer sa fente, enfin... Elle en frissonna, presque tétanisée... Ses cuisses tremblèrent même, lorsque le doigt agaça son clito. Elle se laissait complètement aller, et avait ouvert les cuisses en grand pendant que Son Maître daignait la masturber.
Et quand Il retira Sa main, ce fut pour la faire claquer sur les cuisses fines et nerveuses de sa soumise. Elle se raidit, esquissant un pincement de lèvre qui trahissait tout son désir. Et Sa main se posa alors entièrement sur son sexe, le fouillant avidement, en profondeur. Elle jouissait maintenant entre les doigts de cet homme, encore inconnu il y avait quelques semaines.
S'Il avait été quelqu'un d'autre, elle se serait jetée sur son pantalon, en aurait sortit son sexe pour le dévorer, l'avaler... Elle ne tenait plus... Et elle se sentait s'inonder entre Ses doigts. Un abandon total et absolu à Cet Homme...
Elle n'avait même pas eu conscience qu'ils roulaient, tant son plaisir avait détourné ses pensées.
Mais ces caresses ne l'avaient point calmée, bien au contraire, elles avaient attisé des braises qui s'enflammaient tant et plus maintenant...
La voiture s'arrêta et il retira sa main de son intimité, elle fut déçue, car, si elle n'avait pas hurlé de plaisir, et ne voulait pas s'arrêter là... Mais...
Il la fit sortir et entrèrent dans une grande salle... Il y avait là une table rectangulaire, dressée pour un repas... Pour deux...
Il la mena derrière un siège, et c'est là qu'elle vit « son » siège : deux accoudoirs, des attaches, et... deux... deux bites sur l'assise... elle ne mit pas très longtemps à comprendre où elle devrait les faire entrer....
« Ceci sera ton dernier repas attablé, la prochaine fois tu mangeras au sol... Comme je le veux, et comme tu le veux toi aussi... »
« Déshabille toi, tu peux ne garder que tes bas et chaussures. »
Elle avait acquiescé une nouvelle d'un « Oui Maître »... Et avait laissé choir sa robe légère au sol.
On Lui approcha alors un plateau, sur lequel étaient disposées des cordes, soigneusement pliées... des cordes de chanvre rugueuses et solides, impitoyables...
Elle n'avait jamais été « vraiment » attachée, quelques fois, aux barreaux d'un lit, avec un foulard, par un amant inspiré par Basic Instinct... Là il allait s'agir d'un vrai bondage, et elle en frémissait déjà... Le repas allait s'annoncer délicieux, et la nourriture ne monopolisait pas du tout ses pensées...
Elle resta droite un instant, le temps qu'Il s'approche, une corde à la main. Elle baisse alors la tête, le regard...
Elle était debout, en bas et talons aiguilles, symboles de féminité, et avec son collier, symbole de sa condition, de son appartenance...
Vous dîtes...