Un collier...
Ils étaient partis et l'avaient laissée seule, son sexe fermé. Et si au hasard de ses lectures elle était tombée sur l'évocation des ceintures de chasteté, elle n'avait pu imaginé de ce quoi pouvait procéder un tel confinement d'une des sources de ses plaisirs.
Mais ce soir là, elle était bien loin des articles qu'elle avait pu lire... elle portait la plus délicate des ceintures de chasteté, la plus privative, la plus redoutable... Une ceinture de chasteté psychologique. Avec un moyen de vérifier son comportement...
La nuit fut difficile, et même plus. Sorte de torture mentale que de s'interdire même de penser à ce qui l'excitait. Et ce n'est pas en repassant le plan comptable général dans sa tête, la liste des gens à inviter à son anniversaire ou la liste des courses à faire qu'elle se débarrassa de ses pulsions.
Dans son inconscient se formaient les images de ses fantasmes les plus pervers, de ses envies les plus décadentes... Et ce ne fut que très tôt dans la matinée qu'elle trouva le sommeil.
Le réveil lâcha dans le silence de son appartement une salve musicale qui la tira de sa torpeur. Son premier geste fut de vérifier si les strips tenaient toujours, si son sexe était toujours fermé, cloîtré dans sa propre humidité... Ouf...
Elle poussa un soupir de soulagement en sentant les bandes toujours accrochées sur sa chatte. Mais ce qu'elle avait fait réveilla le démon qui sommeillait en elle. Au premier contact de ses doigts, elle ressentit la brûlure de l'excitation... Son bassin bascula, comme s'il attendait une hypothétique pénétration salvatrice.
Elle retira sa main en un éclair, consciente du plaisir qui frappait à nouveau à son ventre. Elle crut devenir folle, et à plat ventre se tourna, mais ce fut, hélas, pire... Le contact du matelas sur son pubis, le frottement, eurent raison de son abnégation et elle se trémoussa, timidement au début... Puis de plus en plus vite, de plus en plus fort... Elle gémissait, se soulageait, se rassasiait...
Lui....
Un flash passa devant ses yeux encore endormis. Elle cessa de remuer... Elle avait repensé à ses devoirs, à son engagement... Elle toucha son collier, comme pour chercher une raison physique à s'interrompre...
Comme une claque qu'elle aurait reçue, elle stoppa et se redressa à genoux sur le lit... hébétée...
Et, comme pour oublier cet épisode honteux, ce moment où elle avait failli rompre la confiance qu'Il avait placée en elle, elle sortit de sa chambre.
Elle s'était lavée en prenant bien soin de ne pas mouiller les strips plus qu'ils ne l'étaient... Elle était allée aux toilettes et avait réussi à s'essuyer, par la seule fente qui existait entre les strip...
Mais maintenant une peur la tiraillait... Elle avait dit qu'elle viendrait vérifier... Mais quand ? Où ? Cette idée l'obsédait... La stressait...
Le café passa tout juste, et elle s'habilla.
Il semblait qu'il ferait beau, et elle en profita pour mettre sa robe mi saison presque... D'un bleu profond, qu'elle accompagna de bas couleur chair. Elle ne mit aucun sous-vêtement, comme ordonné... Mais cela n'était maintenant plus un souci.
Elle sortit, heureuse de prendre l'air, peut être même que ses pulsions s'atténueraient... Peut être... Elle dodelinait de la croupe dans la rue, comme pour avancer avec fierté, son collier au cou... elle le portait au pinacle de la société...
Elle ne voulait pas se faire remarquer à l'accoutumée, mais aujourd'hui cela n'avait plus d'importance, et elle prenait même plaisir à faire claquer ses talons plus fort sur le trottoir.
Dans le bus, assise, elle fut bien tentée d'onduler, à la recherche d'un frottement apaisant... Mais elle s'y refusa, se contentant de jouer de croisements de jambes, aussi agréables pour son clitoris engoncé, que pour le jeune homme en face d'elle qui ne lorgnait plus que ses jambes... Joliment gainées.
Elle touchait son collier, jouait de son anneau, et elle pensait à Lui. Quand le verrait-elle ?
Arrivée dans le hall de son employeur, elle se dirigea vers l'ascenseur... Elle appuya sur l'étage...
La porte se rouvrit, une main en avait empêché la fermeture... Elle regarda alors la femme entrer. Elle appuya sur stop !
Lentement elle fut acculée contre la paroi et on glissa une main sous la jupette... Ses doigts se posèrent sur son sexe... Elle vacilla, elle-même n'avait pas osé se toucher aussi fort de peur de tout faire se décoller... Mais là, çà faisait tant de bien...
La femme vérifia que tout était en place, et esquissa même un petit sourire en coin... Cela lui plu, elle n'avait pourtant jamais été attirée par les femmes, mais le charme de celle-ci semblait jouer....
D'un cou sec elle arracha tous les strips... La brûlure envahit jusqu'à ses joues, mais comme pour honorer son collier, elle ne cria pas, se crispant seulement quelques secondes.
La femme passa alors sa main à plat sur le sexe maintenant libéré, et détrempé. Elle frotta un peu, enfoui ses doigts et retira sa main...
« A genoux !!! »
Elle se plia, et posa ses genoux au sol... La femme lui tendit sa paume recouverte de son fluide...
« Lèche !!! »
Et elle lécha, sa propre humidité... Pour la première fois de sa vie... elle goûta à son propre fruit défendu... Lapant la main de cette femme qui devenait maintenant plus excitante...
Maintenant debout, la main de la femme reprit le chemin de sa chatte... Et tout en la fouillant...
« Ce soir, à 18h30... Une voiture noire t'attendra... Il te prendra... »
Sur ces paroles, la femme lui écrasa sa paume sur sa poitrine... Et elle se retrouva sa propre excitation sur les seins... Pour entrer dans son bureau... totalement éberluée, mais folle d'excitation....
Ce soir.... CE soir....
Vous dîtes...