Son esprit était de plus en plus ennuagé par ses pensées, ses envies... Et si elle essayait de faire de son quotidien une parenthèse, ce n'était que vaine tentative, tant son corps et son cœur Le réclamait.
Déjà 4 jours qu'elle n'avait pas eu de nouvelles, 4 jours sans entendre Sa voix, sans sentir Sa présence. Il ne lui manquait pas - c'eût été trop faible de parler ainsi sa vie était vide quand Il n'y était pas...
Elle se comportait chaque jour comme il lui avait été ordonné, et ce n'était plus pour lui déplaire. Après tout, qui aurait pu savoir que sous ses jupes quotidiennes, elle ne portait plus rien ?
Elle, elle le savait... Et le plus dur était dorénavant de s'interdire de toucher à son propre fruit défendu. Pourtant, chaque heure l'éloignait encore plus de la dernière fois qu'elle avait plongé sa main sur son sexe si avide de caresses...
Assise derrière son bureau, elle se concentrait sur sa tâche, parfaitement consciente que chaque fois qu'elle fermait les yeux, Il était là... Tout près... Si près...
Soudain, sa messagerie Outlook l'avertit qu'elle venait recevoir un du courrier. Ne connaissant pas l'expéditeur elle l'ouvrit.
« Instructions :
- M'écrire 3 lignes sur papier pour prouver...
- La lettre dans une enveloppe à lécher... Que tu fermeras avec ton nectar...
- Dans le grand hall, un femme t'attendra, tout de noir vêtue, tu lui donneras »
Si tu as parfaitement rempli cette tâche, et que tes mots me satisfont, je te contacterai... »
Elle se retourna, les joues rougies, comme pour vérifier que personne n'avait lu par-dessus son épaule. Et elle le relut, encore et encore...
Elle était maintenant trempée, et heureuse d'avoir mis une jupe sur laquelle son humidité ne laisserait pas trace.
Prenant son stylo elle écrivit, d'un trait, sans réfléchir...
« A Vous je me donne
A vos pieds m'agenouille
C'est entre Vos mains que je m'abandonne »
Elle la plia, et la glissa dans l'enveloppe... Elle scruta à droite, à gauche, à droite, à gauche. Et glissa son majeur sous sa jupe... Son doigt parcourut sa fente lisse et soyeuse, ferme et mouillée. Elle se retint de ne pas se basculer en arrière et s'assouvir enfin... Sa chatte était su gourmande...
Son doigt trempé cacheta l'enveloppe et elle descendit. Dans le grand hall...
L'enveloppe contre sa poitrine elle chercha, et passa à côté de l'évidence, peut être par stress...
Un claquement de talons envahit le hall et elle la vit arriver. Une démarche gracieuse, un roulé de hanche envoûtant, un corps hypnotisant. Moulée dans une robe noire, de tissu et de vynile, cachée derrière des lunettes fumées, perchée sur de vertigineux talons aiguilles, la femme se plaça face à elle...
Sans dire mot, elle lui tira l'enveloppe qu'elle pressait contre sa poitrine... puis, d'un geste lent, de son index, la femme parcourut son décoletté pour finir sur le menton. Là, devant les gens de passage dans le hall, elle posa ses lèvres rouges au coin de sa bouche et lui donna un doux baiser. Puis tournant les talons, sortit.
Elle resta quelques secondes sans bouger, peut être espérait-elle qu'on ne la remarquerait pas, qu'on ne la voyait pas...
Sous le regard inquisiteur des passants elle regagna rapidement l'ascenseur... Face au miroir elle se vit, émue et excitée. Elle pressa ses jambes l'une contre l'autre et une onde de plaisir la parcourut, de sa chatte à ses reins, de ses seins jusqu'à ses joues écarlates.
Elle se rassit enfin, perdue, déstabilisée... En tendant sa jupe elle avait bien senti qu'elle était maintenant trempe... Une excitation qu'elle ne maîtriserait ... Que pour Lui...
La journée fut terriblement longue...
Et soudain...
« Vous venez de recevoir du courrier. Souhaitez vous le lire maintenant ?
OUI... NON... »
Vous dîtes...