Le miroir lui renvoyait une image qui n'avait jamais été la sienne, elle se découvrait, se révélait... Elle porta la main à son cou, et un court instant ressenti Sa main le serrant si fort...
Elle reprit ses esprits une seconde, et s'apprêta... tel qu'il lui avait été demandé.
Cette robe moulante qu'elle n'avait osé mettre que dans la boutique où elle l'avait achetée, ces bas noirs aux jarretières raffinées... Et pour la première fois depuis les lustres, elle ne porterait pas de sous-vêtements. Elle sentait déjà ses tétons pointer en frottant contre le tissu... Son entrejambe, nue, épilée de prêt, disponible...
En regardant son image elle ne se reconnut pas... Mais sa décision était prise. Son esprit savait celle qu'elle était, ne restait plus qu'à son corps à s'y plier.
Elle enfila son imperméable, ses talons bien plus hauts qu'à l'accoutumée et sortit...
Dans le métro elle s'aperçut bien vite que les gens la regardaient, la mataient comme on aurait pu dire... On l'avait toujours regardée, après tout c'était une belle femme, mais aujourd'hui elle avait le sentiment que les gens comprenaient ce qu'elle était... Et si elle n'en avait pas honte, bien au contraire, elle ressentait le poids de ces yeux inquisiteurs face à sa nouvelle nature... Elle faisait front !
Elle frappa enfin à la porte et elle s'ouvrit...
Il faisait noir, et c'est une main qu'on lui saisit pour la guider dans l'obscurité... Quand on la lâcha, elle resta immobile, laissant son manteau glisser au sol...
Soudain, une lumière vacilla, et des cierges s'allumèrent autour de Lui... assis sur son fauteuil. Elle baissa les yeux...
Il la dévisageait de son regard sombre... Inspectant cette femme devenue chienne... sienne...
- Déshabille-toi...
Sa voix rauque eut l'effet de la foudre sur elle, et s'exécuta... Se présentant nue maintenant, jambes écartées.
Il se leva et la mit au sol. Allongée sur le dallage froid, il tourna autour d'elle avant de reprendre sa place.
- Je veux ton orgasme... Caresse toi...
Elle ne réfléchit plus et laissa glisser sa main vers son sexe, toucher son intimité humide et torride. Lorsque son doigt frôla son clitoris elle frissonna, et sombra peu à peu... Jusqu'à ce qu'Il l'interrompe.
- Tu es à moi... et la seule manière de te masturber sera de le faire à 4 pattes...
Elle bascula alors sur le côté, puis se redressa, la croupe tournée vers Lui...
Mais ce ne fut pas à sa convenance, et d'un mouvement rapide se leva et lui claqua les fesses âprement. La saisissant par ses cheveux, Il la fit tourner de 180° et se rassit.
Là, le visage face à Lui elle reprit sa besogne...
Sa main retrouva le chemin de son clitoris, maintenant trempé par son sexe dégoulinant. Elle le frottait avidement, avec acharnement, l'agaçant de ses caresses appuyées et précises. Son souffle était devenu bien rapide, et son ventre se contractait à chaque mouvement. Ses doigts glissaient jusqu'en son sexe, le fouillant avant de le pénétrer, de s'y enfoncer.
- Regarde moi...
La joue appuyée sur le sol, elle se noya dans Ses yeux, ne les lâchant plus du regard.
Sa main trempée, elle faisait coulisser ses 4 doigts dans son sexe, son pouce se chargeant de torturer la sensibilité de son clito.
Ses mouvements saccadés trahissaient maintenant son plaisir, sa jouissance...
Elle accélérait, comme pour ne pas perdre cet élan, cette pulsion, ce fil érotique qui la reliait à l'orgasme.
Elle mouillait, elle était au bord de son plaisir, mais dans sa tête, ce n'était pas l'image de sa chatte qui s'accaparait ses pensées, mais son image à Lui. Elle se masturbait pour Lui... Impassible...
Soudain, une chaleur brûlante envahit sa chatte et grandit... grandit... Elle remonta dans son ventre, contracta ses tétons, emprisonna sa gorge, lui submergea le visage... et elle se répandit sur le sol... Une fontaine coula sur le dallage, sa fontaine... Son nectar de femme recouvrit ses doigts, coula sur son ventre tendu...
Sa vue s'était faite trouble à cet instant, elle L'avait perdu du regard, mais peut être était-ce Lui qui avait capturé sa vison...
Elle tenta de se redresser, mais une douleur aigue la transperça... Une douleur comme elle n'en avait jamais connu auparavant. Celle d'une badine, longue et ferme, nerveuse et célère...
- Tu m'as offert ton cœur, et aujourd'hui c'est ton orgasme dont je viens de prendre possession... Ton plaisir m'appartient...
Les paroles s'imprimèrent au plus profond de son âme... Elle ne pouvait plus faire marche arrière, mais en aurait-elle eu envie ?
Son cœur elle Lui avait offert
De son plaisir elle Lui avait fait don...
Vous dîtes...