« Le désir possède une persistance indestructible. »
Jacques Lacan.
La journée avait était dure, des clients récalcitrants, un responsable à peine correct, un bus bondé, des chaussures qui la faisaient souffrir, et une boîte à lettre pleine de factures...
Elle entra et laissa tomber ses escarpins négligemment sur le parquet de l'entrée... Elle entra dans sa chambre et saisit sa petite robe d'intérieur... Elle ôta l'autre et s'enleva son bustier. Passant le salon elle alluma la bougie de la table basse pour évacuer l'odeur de cigarette.
Le verre d'eau froide qu'elle se servit lui glaça la gorge, mais c'était tellement bon.
Elle s'attarda dans sa cuisine, quelques minutes et alla dans la salle de bain, une douche froide lui ferait le plus grand bien. Elle ôta ses vêtements et entra dans la cabine... Les pulseurs crachèrent leur eau froide... Elle frissonna... La fraîcheur submergea son corps...
Elle en sortit revigorée, presque neuve... Face à son miroir, elle se massa les seins, et commença à se brosser les cheveux... toujours nue... elle posa la main sur son sexe, contrôlant son épilation de la semaine passée. Elle ouvrit son tiroir et mit son collier....
Son collier, elle l'avait remis... Elle eut une réaction de recul... Et s'appuya sur le mur et touchant la lanière de cuir qu'elle venait de se mettre autour du cou... Presque vacillante... Un choc, c'était bien un choc... machinalement, naturellement elle l'avait remis... Incrédule et troublée elle fit quelques pas pour aller dans le salon... se tenant le cou. Elle tomba à genoux... Et passant la main sur son sexe le sentit mouiller, mouiller. Elle enfonça un doigt dans la fente et excita son clito abandonné depuis la nuit. Elle soupira de plaisir...
Ses mains remontèrent sur son corps et saisirent ses seins, les malaxèrent rudement et finirent par pincer ses tétons... fort... fort... Si bien qu'elle esquissa un petit cri de douleur...
Des deux mains, elle attrapa la grosse bougie et entama d'en verser la cire chaude sur sa poitrine.... Chaque goutte qui s'écrasait sur sa peau lui procurait la douce caresse de la brûlure, envoûtante souffrance, offrande à son esprit... La cire perlait, coulait, ruisselait sur sa peau... Elle ondulait du cul maintenant.
Elle respirait rapidement, savourant chaque pic de douleur lorsque une goutte tombait... Elle savourait la douce chaleur de la flamme effleurant sa peau...
Les yeux clos, l'esprit ailleurs... Lorsque sa peau, trop recouverte masqua le frisson écarlate, elle reposa la bougie et s'en alla attraper, dans le meuble de l'entrer cette longue corde...
Elle passa une extrémité dans l'anneau de son collier et entreprit de s'enserrer les seins... Elle forçait sur la corde la tirer pour serrer, pour rendre la morsure de la corde enivrante... Le serpent de chanvre faisait craquer la cire... Elle se hâtait, comme pour ne pas laisser échapper son plaisir...
La corde lui faisait une poitrine provocante, opulente et prétentieuse... Ses tétons gonflés sous la cire tiède... Elle les pinça fort, fort, fort... A en crier une nouvelle fois...
Elle se renversa alors sur le sol... Allongée de tout son long... Elle replia ses jambes, et posa sa main sur sa chatte gonflée... Elle frotta, lentement, puis de plus en plus vite... son autre main pinçait son téton de plus en plus fort, le malmenant, le torturant... Elle gémissait, soufflait, couinait...
Et d'un instant, elle se répandit sur le sol avec un long cri aigu comme accompagnement. Un petit jet, petite fontaine lui éclaboussa sa main branleuse...
Elle retomba la tête en arrière, épuisée, ruisselante, ravagée et « orgasmée »...
Reprenant son souffle elle se leva et alla dans la salle de bain... enlevant délicatement la corde... recevant en pleine poitrine toute la pression sanguine bloquée jusqu'alors. Elle gratte la cire se de ses seins... profitant de ces griffures volontaires pour apprécier son état...
Elle regarda le sol, couvert de cire, les pieds entourés de sa corde... Et leva les yeux...
Dans le miroir elle se regarda, enfin... Elle savait... C'était en elle, elle était née avec çà... et désormais l'accepterait, l'honorerait... En serait fière... La plus fière des soumises...
Vous dîtes...