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toula

une femme soumise devenue l'esclave de Seigneur et Maître Chris...

moi...???

toula c'est un peu tout çà : femelle, fidèle, esclave, aimante, passionnée, délurée, piercée, exigeante, maso, charnelle, sexuelle, ténébreuse, saphique, tatouée, dévouée, sincère...


Textes et photos protégées...


N°00039455

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toula ou S&M Chris
 



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Demain... | 18 mai 2006


Voici la deuxième partie du texte que j'ai posté hier. Il y en a 3, « je me souviens... », « Demain... » et « Maintenant... », qui sera posté demain... voilà...

C'est une sorte de trilogie sans prétention mais que j'ai pris beaucoup de plaisir à écrire, puisant au fond de ma conscience ces sensations que je décris là.

Et comme Musique, Carlos Peron / More sweet torture...




Demain...
Je me présenterai devant Lui, nue et disponible, ouverte et disposée... Prête à me donner corps et à âme à sa dominance, à son emprise... Prête à apprendre à être Sa chose.

Demain...
Je serai à genoux, les yeux baissés vers ce sol glacial, le sexe brûlé par le désir qu'Il fit naître en moi. Le cul en arrière comme pour aller aux devants de Sa main correctrice, les fesses prêtes à recevoir le sceau de cuir de Ses lanières tournoyantes.

Demain...
Il m'emprisonnera de sa voix grave et sérieuse, forte et sévère. Je boirai Ses paroles, me noierai dans la dévotion qu'Il suscitera en moi.
Telle une offrande, mon corps Lui appartiendra, aucune barrière ne se lèvera devant Ses envies, Ses désirs, Ses fantasmes...

Demain...
Il ordonnera, et j'obéirai, comme je l'ai toujours souhaité, comme je l'ai tant désiré et comme mon âme torturée me l'a toujours réclamé. A chacune de Ses directives je me plierai, mon corps se pliera, et je n'aurai de cesse de Lui démontrer que je suis à Lui, que mon cœur est pour Lui.

Demain...
La caresse du cuir sur ma peau nue deviendra brûlure, la brûlure du plaisir qui m'envahira lorsque de Ses mains mon châtiment me sera infligé. Du plus profond de mon être à chacun de mes nerfs, le courant de la douleur m'électrisera, démultipliera ces sensations si fortes, si aiguës... Si délicieuses. Ma chair rougira, saignera peut être...

Demain...
Je me soûlerai de Ses ardeurs à marquer mon corps de Son empreinte. A chaque claquement sur mes fesses, sur mes seins, sur ma chatte, une onde de jouissance me parcourra, me submergera. Quand, devant moi, Il pincera si fort mes tétons affamés, qu'Il les torturera de Ses doigts agiles, je laisserai mes émotions envahir mes sens. Mon sexe se fera fontaine, ma peau se fera vibrante, mes larmes se feront sucrées. Mon corps ne sera qu'un objet dont Il usera pour me guider dans ma vocation.

Demain...
Entre Ses mains je jouirai d'être à Lui, de Lui appartenir... Et s'Il m' y autorise, c'est de ma bouche que je Lui offrirai mes remerciements, lorsque mes lèvres caresseront Son sexe et que dans ma gorge Son plaisir Il épanchera...


Publié par toula à 15:25:41 dans toula | Commentaires (28) |

Je me souviens... | 17 mai 2006


Titre : extrait de La Salle Violette – Part 1 / Carlos Peron

Ce texte est particulier, je l'ai écrit vendredi soir pour une amie, impliquée dans le milieu BDSM, et qui organise des soirées de lecture.

A cette occasion elle m'a demandé de lui écrire un court texte..., La seule contrainte était que le BDSM y soit montré sous son meilleur jour, et au-delà des pratiques et du vocabulaire, qu'il montre l'attachement entre Le Maître et sa soumise. Le public ce soir-là étant peu coutumier de l'univers BDSM...

Donc, à l'avoir sous la main... Je le mets sur mon blogg...



Je me souviens...
La caresse de l'air sur ma peau dénudée. Seules au milieu de cette grande salle. Nous étions nues, face à face, tel les reflets d'un miroir.

Je me souviens....
Elle était belle, fraîche, la peau soyeuse, le sexe lisse, les cheveux tirés en queue de cheval...

Je me souviens...
Toutes deux, agenouillées à même le sol, les mains dans le dos, les reins cambrés Le cul rebondi indécemment, provoquant même... Les cuisses écartées, la chatte ouverte et offerte. Elle fixait le sol, je fixais ses genoux.

Je me souviens...
La porte de bois et d'acier s'ébranlant et Il entra...

Je me souviens...
De ses pas imposants qui résonnent encore dans ma tête, de sa marche lente autour de nous...

Je me souviens...
Le cuir, suave et entêtant, m'envoûtant de son odeur si délicieuse. Les lanières du chat serpentant sur ma peau, ondulant sur mes seins, énervant mes tétons déjà tendus. Un frisson me parcourut. Je sentais naître en moi les pulsions que j'avais si souvent retenues.

Il passa dans mon dos et caressa mes cheveux de sa main libre, si chaude. Il descendit ensuite la ligne de mon dos rejetant mes bras sur le côté.

Mon corps enflammé ne réclamait plus que lui, lui seul qui savait faire naître mes envies les plus inavouables, les plus perverses

Il prit mes fesses dans sa main et les pétrit longuement, savamment, sensuellement. Je ne bougeai pas d'un centimètre... Laissant ses mains aventureuses glisser le long de ma fente déjà humide et disponible

Soudain une douleur, un éclair parcourut mon corps, jusque dans ma tête. Le claquement avait percuté fort mon cul, le coup sec et précis. Ma chair frémissant encore lorsqu'Il décolla sa main.

Je ne pus réprimer ma surprise, ma douleur et laissai échapper un « hoooo ». Il tira alors sur mes cheveux, et approcha sa bouche de mon oreille, à laquelle Il susurra : « tu apprendras... »

Je me souviens...
Qu'Il s'éloigna de moi... Fus-je soulagée ? Peut être, frustrée ? Qui sait...
Il posa le martinet et saisit une badine de rotin, longue et nerveuse.

Il avança vers Clotilde, et lui intima l'ordre de se relever. Elle s'exécuta, et élégamment prit place sur un chevalet paré de cuir, le ventre appuyé, les seins pendants. Je regardais la scène spectatrice forcée et voyeuse assumée.

Il se positionna derrière Clotilde, son cul offert en face.

Je me souviens...
Son regard lorsque la badine s'écrasa sur ses fesses si lisses, si pures. Je vis ses yeux se plisser, mais pas un cri ne sortit. Le bois nerveux et violent frappa à nouveau son cul, plus fort encore. Le claquement rompant le silence une fois de plus. Un sifflement aigu suivi du bruit de la badine frappant la chair.

La peau marquée, rougie, modelée par les tourments qu'Il lui infligeait avec son instrument. Clotilde n'avait pas bronché, pas même poussé le moindre gémissement de complainte. Je voyais son regard vague, son corps tendu.

Je me souviens...
De Ses mots : « montre lui comme tu M'aimes, comme tu aimes »... Et le ballet de cette baguette sur les fesses. A chaque fois que la peau se parait de rougissantes blessures, Clotilde tortillait son cul, et osait pousser un « mmmmmmmmmmmmm »... Elle semblait jouir, jouir de cet éclat de douleur qui la transperçait... Elle comptait les coups, les uns après les autres, chacun la rapprochant un peu plus du Nirvana... J'imaginais son sexe si lisse, sa chatte luisant du plaisir qu'elle ne pouvait plus retenir, de sa mouille ruisselant sur ses cuisses...

Je me souviens...
M'être retenue de me caresser, de donner à mon corps le plaisir qu'Il réclamait. Devant moi, Clotilde jouissant, non pas des coups d'une improbable bite, mais du contact violent de cette badine de rotin, du mouvement qu'Il imprégnait à cet instrument, prolongement de tout Son pouvoir sur elle.

Je me souviens...
Des caresses sur les fesses meurtries, des caresses si douces qu'Il donna sur le cul de Clotilde après qu'Il eut posé la badine.Il pétrissait les fesses meurtries avec insistance et application Lorsqu'Il lui demanda de se relever et qu'Il se présenta face à elle, elle n'eut qu'une phrase, les yeux baissés : « Je Vous aime Seigneur Et Maître, merci... »

Je me souviens...
Qu'Il s'approcha de moi... et me dit
« Je ne veux que ton plaisir, ton plaisir deviendra le mien... Par Mes cordes, Mes lanières, Mes chaînes, Mes mains, je nouerai ce lien indéfectible qui fera de toi Ma soumise, Mon esclave. Jamais plus tu ne jouiras pour quelqu'un d'autre que Moi, jamais plus tu ne seras seule... »

« La souffrance n'est que le moyen de t'emmener toujours plus loin sur les routes de ton plaisir... Je suis le sculpteur qui va tailler une statue de plaisir dans ton âme de soumise. »


Je me souviens...
De sa présence dans mon dos lorsque d'un bref mouvement Il referma sur mon cou mon collier... celui qui fit de moi Son esclave, celle que je suis, que je suis fière d'être.

Je me souviens...
De ses mots, lorsque se sa main agile Il paraphait mon contrat : Je t'aime Mon esclave...

Il est Celui qui m'a aimée, Le seul même...


Publié par toula à 11:29:58 dans toula | Commentaires (44) |

Pardon... | 16 mai 2006


L'ambiance n'est pas forcément au beau fixe ce matin, comme si la journée d'hier continuait de se dérouler sous mes yeux, comme si l'orage du soir et la pluie purificatrice avaient laissé des traces encore tenaces dans mon cœur.

Hier j'ai demandé pardon... Pardon à Celui que j'aime le plus, que je respecte le plus, dont j'ai le plus besoin. Demander pardon...

Je n'ai pas fauté sur mes obligations quotidiennes, pas directement du moins. Ce pardon n'a aucun rapport avec un oubli de collier, de dénomination, de devoir...

Ce pardon va au-delà de simples faits matériels, il est... contextuel. Fruit des actes de mon esprit parfois si fragile, si tortueux.

Je me suis demandée si je devais mettre cette citation, et elle est restée sur mon brouillon, car après tout, je voulais la Lui offrir, à Lui qui ne pardonne jamais car il n'en a pas besoin.

Lui, qui sait reconnaître quand cette petite voix dans ma tête s'empare de mes tourments pour voiler mes sentiments. Alors peut être que « âme supérieure » est une expression trop forte, trop forte à vos yeux ? Je ne saurais vous dire si vous auriez raison ou non... Mais en mon for intérieur je sais...

Jamais quelqu'un ne s'était montré aussi protecteur et aussi bon avec moi, car au-delà d'être Mon Seigneur et Maître, Il est Un homme, Un homme bon, Un homme avec une âme supérieure...

Et bravant Chateaubriand, je Lui offre à nouveau mon pardon.

toula.

Publié par toula à 10:36:51 dans le journal d'une esclave | Commentaires (26) |

L'Art...dans le bdsm... | 15 mai 2006


Image : étude préparatoire pour la toile « Protection », fournie gracieusement par Marc Sainteul.



J'avais depuis pas mal de temps envie d'écrire quelque chose sur l'art représentatif du BDSM, c'est chose faite.

En effet, la diffusion de l'existence du bdsm tient en sa représentation visuelle. Dans une société soumise à la dictature de l'image, c'est celle-ci qui illustre ces 4 initiales : BDSM.

Malheureusement, c'est par cet extraordinaire moyen de communication qu'est l'image que bon nombre de gens parquent le bdsm au rayon des horreurs, de l'inavouable, de la pornographie basique. Cet univers pourtant subtil et teinté de respect et de plaisir est vite catalogué, servi par la pléthore de site usant des initiales BDSM pour attirer les curieux et néophytes sur un mauvais chemin.
Mettant à mal les règles, les us et coutumes d'un univers bien plus sain qu'il n'y paraît au premier abord.

L'expression picturale a pourtant donné une certaine légitimité au BDSM. Il y a fort longtemps, les seules scènes violentes exposées montraient des Dieux de la mythologie aux usages très « SM ». Puis ce fut le tour de l'illustration des sévices subis par les coupables (hérétiques, sorcières, ...), dictée par une Eglise toute puissante.
Enfin, la révolution et l'explosion du libertinage vinrent conférer les attributs du plaisir à la souffrance, sous la plume du Marquis de Sade et de quelques illustrateurs.
Maintenant, le BDSM est une source artistique importante, donnant notoriété à de grands artistes, en particulier des photographes.

Je ne suis pas artiste, et mon propos n'aurait aucune légitimité si je ne le bâtissais pas autour de la relation que j'entretiens avec un artiste, un Vrai ! Oserais-je dire.

Or n'est pas artiste qui veut, et se procurer le dernier appareil photo, craquer sa tirelire pour une panoplie de peintre ne fait pas naître la petite étincelle qui distingue l'artiste de l'amateur. La sensibilité ne s'apprend pas, elle se cultive.
Conjointement, appréhender l'art SM demande au public un certain recul, un certain respect pour la représentation de ces attitudes qui ne lui sont pas familières. Il ne s'agit pas là de jouer les voyeurs mal assumés.

Pour ce qui concerne la création elle-même, il ne suffit pas d'inventer les meilleurs éclairages, de jouer dans les meilleurs décors, de trouver les plus beaux sujets pour créer. Si le côté technique, est primordial, il y a « autre chose »...

Lorsque l'artiste reçoit le pouvoir du Maître, qu'il apprend de son sujet, qu'il s'imprègne de ses envies, de ses fantasmes, s'édifie alors un rapport de confiance mutuel, cher au monde BDSM.
Cette communion naissante substituera le silence des regards aux paroles. Le sujet et l'artiste savent ce vers quoi ils vont.

Photographier, peindre, sculpter le plaisir, la souffrance, la soumission... ne sont pas choses aisées et c'est non seulement par son talent, mais aussi par son approche de cet univers que l'artiste donne naissance à une œuvre qui en dira toujours plus qu'une simple et vulgaire photo pornographique. Il y a ici une recherche d'authenticité, de « montrer » des situations réelles, de les valoriser, de les sublimer.

Je tiens donc à remercier Marc Sainteul et tous les autres Artistes qui mettent en avant le BDSM et l'honorent de leur talent.

Le site de Marc Sainteul - Art du Donjon

Publié par toula à 11:26:56 dans Ce que j'aime | Commentaires (23) |

Désir... | 12 mai 2006


Titre : Nights in white leather / Carlos Peron




« Pour qu'une liaison d'homme à femme soit vraiment intéressante, il faut qu'il y ait entre eux jouissance, mémoire ou désir »

Chamfort.


Sa main chemine sur ma joue, et lentement explore mon cou qu'Il serre un instant...
Sa main se fait alors baladeuse et vient parcourt ma poitrine, Il possède mes seins. Il joue de ma sensibilité pour pincer –fort- pour vriller –fort- pour me torturer mes chairs.

Je sens les liens qui m'enserrent se tendre, je ne contrôle plus mon corps.
La flamme de la bougie danse et pleut sur moi un flot de cire écarlate. Je me cambre, je supplie d'un gémissement... Qu'Il continue.... Qu'il joue de moi

Il me regarde, se délecte de la vision d'une femme qui s'abandonne entre Ses mains, qui défaille, qui jouit...

******************


Mes yeux clos, j'entends le sang cogner dans mes tempes, mes esprits me revenir en pleine gueule. J'ose ouvrir mes pupilles, dormais-je ?

Peut être, mais je me souviens de chaque pression sur mes tétons, de chaque goutte de cire qui vint exciter ma peau à vif. De cette chaleur violente et agressive s'adoucissant lentement. Je me souviens de ce chavirement lorsqu'il posa sa main sur ma chatte...

Lorsque je le pris entre mes lèvres, Son sexe envahissant ma bouche, provoquant ma langue de sa saveur si mâle, de sa liqueur si chaude...

Il se souvient des cris que j'ai poussés...Du plaisir que j'ai exulté...

******************

Cette étincelle qui naquit ce jour là, lorsque mon regard de soumise se noya dans ses yeux de Maître. Lorsque mon corps, mon âme et mon cœur je Lui offris en échange... De Lui

Chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde ne font que jouer avec mes sentiments, avec nos sentiments.

Quand les kilomètres jouent avec nos cœurs, avec nos âmes. Jamais l'envie, la pulsion ne semblent défaillir... Chaque mot échangé avec Lui ne fait qu'attiser le brasier indéfectible de mon désir...
Chaque fois que Ses mains modèlent mon corps d'esclave avec ses lanières, sa badine, ses cravaches, ses mains, sa voix, je ne fais qu'exciter le désir, son désir de Maître... de recommencer toujours.


Je n'ai pas avec Lui une liaison d'homme à femme, mais une relation de Domination/soumission, mais à vrai dire, faut-il jouer sur les mots tant que le lien est tressé de la même façon... Tressé peut être de manière plus serrée...




Publié par toula à 09:37:47 dans Musiques... | Commentaires (39) |

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