Je L'aimais, oui, c'était certain. Sans équivoque, sans le moindre doute, ni dans ma tête, ni dans mon cœur. Ce serait Mon Maître, Mon amant parfois et Mon bourreau aussi, et malgré tout je savais que mes sentiments étaient vrais et purs. Il attendait de moi une dévotion absolue et sans réticence, et j'aurais à cœur de ne pas le décevoir.
Je ne connaissais pas bien cette Lady à laquelle mon éducation primaire se verrait confiée. Je l'avais côtoyée, je l'avais même léchée, et pourtant elle était encore bien mystérieuse à mes yeux. Une femme pleine de secrets, mais dont la perversité et le sadisme me semblaient être suffisamment développés pour ne laisser rien passer... Je devrais être très appliquée...
En quittant la pièce, la Lady me fit conduire dans une cave, dans celle-ci, des cages, partout, exiguës, aux barreaux épais, aux cadenas imposants. Je m'accroupis, me mis à genoux et entra dans ce petit box d'acier. Là, une gamelle d'eau m'attendait, et une couverture. Je m'allongeai et fermait les yeux ....
Je dormais la tête à l'opposée de la porte de ma cage et je sentis une caresse sur ma cheville. Tirée de mon sommeil par cette main si docile j'ouvris à peine les yeux et vit une des gardienne... Elle était accroupie devant la cage, une main me caressant la cheville, la cuisse maintenant... Son autre main avait dégagé son sexe de sa culotte de cuir et d'acier. Je la voyais se prodiguer de lentes caresses, parcourir sa fente avec insistance... « Que dois-je faire ? » Si je bougeais qu'allait-elle faire ? Si je restais impassible ? Je ne savais pas, et pourtant je la sentais si près de moi... Elle effleurait mon corps, ma peau. J'en avais la chair de poule. Elle passa sur mes fesses, doucement, comme la caresse d'un courant d'air. Je n'osais bouger, résistant de toutes mes forces à cette sensuelle. Et puis elle était là, en train de se toucher devant moi. Elle étendit même ma jambe, afin qu'elle sorte en dehors de la cage jusqu'au genou. Je sentis que son sexe et que ses doigts effleuraient ma cheville. Ses mouvements devinrent alors plus rapides.
« Ne pas bouger »
Je gardais le contrôle, péniblement, mais sûrement. J'entendais maintenant son souffle plus court, plus rapide, plus intense. Le frôlement était devenu frottement. Je sentais son intimité trempée contre moi.
« Ne pas bouger »
Je la sentis alors se bloquer, cesser de respirer... Et du liquide couler sur ma jambe... elle avait éjaculé sur moi, elle avait laissé son plaisir couler sur moi, impassible. Comme ai-je bien pu rester immobile ?
Je l'entendis enfin se relever, haletante. Et moi, dans ma tête, se carambolaient les idées les plus perverses, les plus érotiques, les plus torrides. Une femme s'était masturbée sur moi, avait giclé sur moi bon sang !!! Et je restais là, immobile, comme paralysée. Je rapprochai ma jambe et passai la main sur la mouille qu'elle avait laissée. Je l'approchai de ma bouche... J'étais si excitée. Je devais la goûter... La passer sur mes lèvres... Mais non, je ne fis rien, sans doute, perturbée, l'esprit ailleurs. J'étais pourtant si excitée, je me serais allongée volontiers sur le dos, les pieds appuyés sur les barreaux et je me serais donné le plaisir que j'attendais, mais je ne le fis pas... Pourquoi ?
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Un baquet d'eau froide me tira de mon sommeil... Une froide qui me coupa le souffle. Et des cris, des cris, des cris... Des ordres !!! Le cadenas s'ouvrit et je constatai que nous étions une demi douzaine, nues, debout, trempée jusqu'aux os, peinant à retrouver notre respiration.
« Parmi les nouvelles, vous êtes celles à qui Nous allons confié une tâche... Elle exigera de vous une totale excellence, une parfaite maîtrise et une totale obéissance... Ce soir, Notre Seigneur et Maître donne une grande réception et ce sera vous qui vous chargerez du service de la table d'honneur... Je n'ose à peine vous prévenir qu'il ne devra souffrir d'aucune défaillance. Si tel était le cas... Je ne peux même pas vous décrire ici ce qui arrivera... Vous allez commencer par venir avec moi, une par une... »
D'un geste de cravache elle me désigna. Je la suivis donc dans l'arrière salle. Là, elle m'immobilisa au milieu de la pièce et me décrivit mon rôle. Mon cœur se mit à battre la chamade lorsque j'appris que je me tiendrais à quelques pas seulement de Mon S&M. Un plaisir immense, mêlé à une pression certaine de ne pas le décevoir naquit en moi.
« Position première... Les chevilles à peine écartées, mais pas jointes, le regard bas, les mains derrière le dos, le plateau tenu à 2 mains. »
Des ordres secs... Je me mis dans la posture que je jugeai la plus parfaite. Mais d'un coup Elle me claqua les cuisses en criant pour les écarter plus... Je soufflais lentement, contenant la douleur. Elle marcha dans mon dos et me tirant sèchement les cheveux en arrière, me murmura, les dents serrées, « La tête penchée davantage !!! ».
Je corrigeai ma posture, sous la baguette de la Lady à la cravache si alerte.
« Position seconde... les chevilles jointes, jambes tendues, le cul en arrière, cambré. Tu te penches en avant, le dos bien droit, la tête droite et le plateau tenu à deux mains pour proposer de se servir... »
Mon dieu, que de choses !!! Je m'exécutai néanmoins. Les chevilles jointes, jambes tendues, le cul en arrière et une grande fessée claqua. Je ne pus même pas retenir un « ha » de douleur. La lady revient se placer devant moi, Me saisit le visage entre ses doigts, pressant mes joues et me monta à sa hauteur.
« Tu n'as pas d'autorisation de crier avec moi... Après chaque coup tu dois me remercier... Petite chienne... » Je ravalai mon orgueil...
Je me remis dans la position seconde. Je me cambrais au maximum, le dos bien droit... J'attendais presque le coup de cravache pour me corriger, mais non, juste au moyen de sa cravache elle me donna la hauteur de tête qu'elle désirait... Soulagement, satisfaction de quelques secondes.
« Dès lors que tu auras fini de servir, tu te reculeras, en marche arrière, tu ne tourneras jamais le dos... » « Oui Lady »... Lui répondis-je humblement.
« Maintenant, tu vas passer les vêtements qui sont ici, et les garderas jusqu'à la réception pour t'y faire... »
J'acquiesçai et me dirigeai vers une autre petite pièce, avec un panier d'osier. Je découvris alors son contenu, le déballant à la hâte. Il y avait un corset, une robe et des ballet shoes .Le tout de couleur noire. C'était beau, mais certainement pas le plus pratique pour assurer un service qui devrait être d'une indiscutable perfection...
Je me chaussai donc en premier, bien serrée afin de ne pas tomber trop facilement de ces monumentaux talons de 25cm. Ensuite, une jeune servante vint m'aider à fermer le corset, la jupe. Elle serra, serra, à la limite de l'asphyxie. Ma poitrine remontant au dessus corset de manière si provocante... Elle serra ensuite les lacets de la jupe. Elle s'écarta et m'aida à me mettre debout. Je titubais !!!! La jupe ne me permettait de faire que des petits pas, presque du sur place. Derrière, la servante ouvrit alors des attaches et je sentis du frais sur mes fesses.
Je portais une jupe, mais ouverte sur mes fesses, laissant apparaître le début de chacune... Mmmm Un régal de porter ceci, aussi contraignant que ce fût, j'étais tellement excitée de porter ce genre de vêtements, en public, et devant Lui...
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Le repas allait débuter... Les invités étaient dans le salon d'honneur, discutant, échangeant... Là, d'autres soumises et esclaves assuraient ce service, dans les mêmes tenues, avec le même aplomb et la même prestance que nous devrions employer d'ici quelques minutes.
On nous emmena alors dans la grande salle de banquet et je m'installai près de la table d'honneur. Dans ma position première, j'entendis les grande portes s'ouvrir et dans un brouhaha conséquent les invités entrer. Le sang montait dans mes joues, j'avais chaud... Je voyais ces belles femmes aux belles parures, ces hommes élégants et raffinés. Je vis Mon S&M passer à quelques pas de moi, s'installer dans son fauteuil et tous les autres invités l'imiter quelques secondes plus tard. Là, on me plaça 2 coupes sur mon plateau et je m'avançai, entre un couple d'invités, leur offrant un verre sur mon plateau...
Je retins alors un réflexe, quand je sentis une main explorer la fente de la robe, et des doigts effleurer mon sexe. Comme si de rien n'était, je repris ma place. De la sueur apparut sur mon front, du stress. Je perdais pied, je perdais ma confiance. J'aperçus alors cet homme se pencher en arrière, Mon S&M fit de même. L'invité mit son bras en arrière et montra à Mon S&M la mouille qu'il avait recueilli sur ses doigts... Mon S&M me lança un bref regard...
J'avais commis un impair... Mais comment me retenir, comment contenir mon excitation d'être dans cette pièce, devant les spectacles, près de Mon S&M Et dans cette tenue ???
Qu'allait-Il faire... Et qu'allait-Elle faire.... ?
Vous dîtes...