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La nuit fut bonne malgré tout... Je ne trouvai pas le sommeil immédiatement, mais il sut me saisir rapidement tout de même. Je m'endormis légèrement alors, lovée dans des draps épais, sur une chauffeuse moelleuse. Nous avions discuté quelques minutes avec ma compagne, mais, exténuée par ce qu'elle avait vécu, elle avait sombré très vite dans les bras de Morphée et je n'avais eu qu'à remonter la couverture sur sa peau d'albâtre.
A demi consciente, les yeux à peine ouverts, je regardais le plafond tapissé. Pourtant, je me sentis somnoler.
Mes paupières commençaient à s'alourdir à mesure que la fatigue prenait le dessus. C'est sûrement pour cette raison que les bruits de pas qui se développèrent dans le couloir ne me perturbèrent pas. Et il fallut quelques secondes pour que je prenne conscience de l'arrivée des gardiennes.
Ma compagne émergea du sommeil en même temps que le lourd trousseau de clés tinta à mesure qu'elle le tournait. Toutes deux, nous assîmes sur la chauffeuse avant de nous retrouver debout face à deux gardiennes. Entre les deux amazones se trouvait un petit homme, frêle et peu impressionnant. Il nous regarda, l'une après l'autre, fixant nos yeux...
« toula, vous avez 5 minutes pour vous apprêter. Ensuite vous serez conduite en salle annexe où le tribunal s'est réuni... »
Il tourna les talons et disparut, suivi des deux gardiennes qui restèrent par contre de l'autre côté de la grille de notre cellule.
Incrédule, troublée, je m'exécutai comme une machine. Sans un mot, sans un commentaire. C'est comme si la voix de cet homme m'avait hypnotisée. Je revêtis alors ma toge de soie, largement transparente, laissant apparaître les aréoles de mes seins, la raie de mes fesses. Je pris alors mes cheveux et les remontai par un chignon, avant de simplement souligner mes yeux de noir.
Les gardiennes se retournèrent, et s'approchèrent de moi. D'un ordre sec, l'une d'elles me demanda de tendre les bras en avant, lui permettant de m'attacher les poignés solidement. J'entends encore le verrou de ces sortes de menottes se fermait bruyamment, comme pour mieux me faire comprendre leur solidité. C'est alors que je fus conduite dans le couloir. Toujours aussi froid et venteux.
Nous traversâmes quelques pièces, notre cadence toujours rythmée par le bruit des bottes battant les pavés de pierre. Curieuse, je regardais tout autour de moi, cherchant je ne sais trop quoi... Nous passâmes même pendant quelques secondes dehors. Avant de nous immobiliser devant une lourde porte à 2 battants, dans une petite salle, sorte de hall d'entrée. La porte, joliment ornée me paraissait immuable. Cerbère de bois et de fer, aux lourdes charnières.
Elle s'ouvrit sur une grande pièce. Un plafond de bois d'un éclat cuivré, des meubles raffinés, des lances, hallebardes, épées... Et une cheminée, immense, dans laquelle flambaient des bûches imposantes craquant sous la chaleur. Au devant d'elle, se trouvait une table, simple. Derrière elle, je reconnus le petit homme, accompagné d'un autre, gigantesque. Un colosse aux muscles saillants et aux mains valeureuses.
Les gardiennes me menèrent devant la table, dos au feu. Et je m'assis au le sol, sur un tapis peu épais qui me laissait deviner le dallage de la pièce.
Tout autour de la pièce, que je scrutais du regard, je devinais des gens, assis les uns à côté des autres, simples spectateurs ou jurés ?
« Vous avez été conduite ici afin de connaître le jugement ultime de notre société... Vous êtes arrivée ici enchaînée, mais serez jugée libre »
Une gardienne ôta mes chaînes.
« toula, à l'annonce des actes qui vous ont menés ici, je pense que certains seront troublés...
Vous vous êtes rendue coupable de libertinage, fellation, saphisme en groupe, sodomie, masturbation, sado-masochisme, voyeurisme et j'en passe et des pires !!!!
Vous ne m'en voudrez donc pas de ne point me montrer exhaustif.
Ce comportement est bien loin des bons usages et nous ne pouvons laisser passer pareil étalage de votre perversité et de vos penchants sado-masochistes... »
J'étais stupéfaite, on me reprochait ma sexualité ! Certes je n'étais pas aussi académique que certains et certaines, mais je me retrouvais mise au pilori pour çà !
« Il va sans dire que cette conduite n'a rien à faire dans notre société, c'est pour cela que nous allons vous purifier et vous faire réfléchir à votre place en ce monde. »
Cela voulait dire que j'allais être condamnée... Condamnée parce que j'avais une vie trop délurée ! Je n'en revenais pas, et les mots ne me venaient même pas pour exprimer ma surprise et ma désapprobation. Et puis de quelle purification pouvait-il bien parler ?
Une porte s'ouvrit, et de la pénombre surgit, sur une sorte de chariot, une sorte de roue, inclinée à 45degrés. Elle était tirée par des femmes harnachées, nues et bien faites. Elles immobilisèrent la machine non loin de la table, et surtout en un endroit d'où tous les gens de a salle pouvaient regarder.
Le gaillard se leva alors, dépliant son corps épais et musculeux. Il fit le tour de la table et se porta près de moi. Il mit alors sa main dans mes cheveux, et défaisant mon chignon me releva sèchement. D'un geste vif il déchira ma toge et marcha vers la machine. Aussi vigoureuse que je fus, je ne pus m'opposer à sa force. Il me saisit alors à la gorge et me coucha sur la croix penchée. Fermement, il appuya mes bras sur deux branches de la roue et deux clapets se refermèrent sur mes poignés. Il fit de même pour mes jambes, elles aussi, maintenant emprisonnées aux chevilles.
Enfin, il posa sa main sur mon visage et cala ma tête au moyen de sangles. J'étais maintenant totalement immobilisée et seuls mes doigts et mes yeux pouvaient bouger.
Il recula et me laissa à la vue de tout le monde. Je tentais de discerner le regard des gens, mais je voyais surtout des ombres et n'entendais que de faibles murmures.
C'est alors que la roue fut redressée, à la verticale, et que je sentis mes pieds baigner dans un liquide épais et tiède... Je ne pouvais que baisser les yeux...
Et la roue s'ébranla, quelqu'un actionna une manivelle, et par un savant jeu de cordes et de poulies, je commençai à tourner. Inexorablement. Je levai les yeux et vis maintenant ma main toucher le liquide, puis tout le bras et enfin je plongeai la tête. Je retins ma respiration au dernier moment et dus attendre quelques petites secondes pour enfin pouvoir souffler. J'ouvris les yeux et vit des reflets blanchâtres sur la peau. Elle luisait de ce liquide chaud.
Je sentais maintenant le liquide ruisseler sur mes seins, sur mon ventre, sur mon sexe. Souillée, je repris le chemin du bac sur la roue tournant inexorablement. A chaque passage ma respiration s'arrêtait de plus en plus difficilement, me demandant sans cesses plus d'effort. Et c'est peut être cette sensation de manquer d'air qui troubla mes pensées.
Etre immobilisée m'avait toujours plu, et c'était bien le cas, mais ce liquide tiède sur ma peau, recouvrant mon corps à mesure des tours. Les flammes de la cheminée qui se reflétaient sur ces gouttes. Je basculais insensiblement. Ma respiration se fit plus saccadée, mon ventre se contractant plus encore.
Je me surpris alors à gémir. Je m'entendis gémir. Les muscles de mes bras crispés, partagés entre l'excitation de se sentir immobilisés et contraints, et l'envie d'aller à mon sexe. Malgré le liquide qui me recouvrait, je sentais ma chatte humide, une douce chaleur avait envahie mon ventre. Je basculais le bassin en avant, et savourais mon excitation si frustrante et si particulière alors que j'étais châtiée. Mes tétons durcis me faisaient mal, tellement contractés et désireux qu'on les pince, qu'on les tire, qu'on les morde.
Mes pensées prenaient le contrôle de mon corps et seul mon réflexe de retenir ma respiration, lorsque je plongeais la tête dans le bac, semblait me retenir sur terre.
Une douleur aiguë vint alors décupler mon plaisir. Le gaillard avait fixé deux poids à mes seins et à mesure que la roue tourner, je sentais mes tétons se tordre et se détordre. Ils électrisaient toute ma poitrine, irradiant ma chatte et l'inondant d'autant plus. J'étais en transe.
Plus rien n'existait, ni le juge, ni la salle, ni les gens. Seul moi face à mon plaisir. Un plaisir si intense et pourtant si frustrant. Je voulais, j'aurais voulu jouir...
C'est alors que la roue s'arrêta, et curieusement je redescendis sur terre, je respirais encore par à coups, mais le charme était rompu, et il fallut que le gaillard ôte les pinces de mes seins avec une longue cravache pour que je garde en moi cette si envoûtante excitation...
Il s'approcha alors de moi, malgré mes yeux à demi clos, je pus voir son regard plein d'envie et de désir. Il posa violemment sa main sur ma chatte et y enfonçant 2 ou 3 doigts. Fouillant mon intimité détrempée sans ménagement. Quel plaisir de se sentir ainsi pénétrée... Je gémis à nouveau. Mais il se retira, laissant orpheline ma chatte si avide de caresses.
Il se retourna vers le petit juge et hocha la tête.
« Bien, qu'on la détache et qu'on la mène en cellule, je prononcerai ma sentence demain... »
Je fus dégagée de la roue et supportée, sans que je ne prenne vraiment conscience de la sentence qu'on prononcerait à mon encontre... J'étais épuisée et ravagée par le désir. Le couloir me sembla alors sans fin et c'est sans soin que les gardiennes me jetèrent sur une paillasse ferme.
Je me retrouvai alors seule, dans une sorte de cachot exigu, loin du faste de ma cellule de la veille. C'est alors que je sombrais lentement...
Dans mes songes les plus pervers, dans mon royaume imaginaire, je vécus la jouissance, sous la main d'hommes et de femmes prenant possession de moi.... Mes désirs et mes envies prirent forme et je me laissais aller. Je sentais ma chatte couler, et mon clito se raidir. Je basculais le bassin en avant, cherchant une pénétration... Je sentais mon clito se tordre sous mes caresses je jouissais, et dans cet état semi-comateux, ouvrant les yeux, je la vis... C'est elle qui me caressait.... La gardienne...
Publié par toula à 12:16:13 dans Le Château... | Commentaires (23) | Permaliens
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