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toula

une femme soumise devenue l'esclave de Seigneur et Maître Chris...

moi...???

toula c'est un peu tout çà : femelle, fidèle, esclave, aimante, passionnée, délurée, piercée, exigeante, maso, charnelle, sexuelle, ténébreuse, saphique, tatouée, dévouée, sincère...


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N°00039455

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toula ou S&M Chris
 



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toula, sérieuse... | 25 janvier 2006

Image : Marc Sainteul

http://www.art-du-donjon.net/

Aujourd'hui, point de récit, ni de songes, mais plutôt une ouverture sur un sujet qui intéresse le milieu du bdsm, mais aussi les gens qui lui sont extérieurs.

A de nombreuses reprises, que ce soit sur ce blog, sur MSN, Yahoo... on m'interpelle souvent en me disant : il faut être débile pour se laisser cogner dessus, accepter de souffrir comme çà est ignoble, il n'y a que des détraqués dans le bdsm, que vient faire l'amour là dedans...

Aussi, je voudrais recadrer certaines choses et tenter d'apporter mon point de vue sur ce petit quiproquo.

En premier lieu je voudrais bien dire que je n'aime pas souffrir dans la vie « civile ». Je m'explique, OUI j'ai mal quand je me cogne le petit orteil contre les pieds du lit, OUI j'ai mal quand je me brûle à la poêle, OUI j'ai mal quand le chat me griffe ou me mord... Et je n'y prend AUCUN PLAISIR, mais alors vraiment AUCUN. 

Je parle sur ce blog de la douleur physique certes, mais de celle que j'accepte. Ce verbe a de l'importance et c'est sûrement une des clés de voûte du contrat bdsm. La douleur qui résulte des traitements que m'inflige Mon Seigneur et Maître est pleinement consentie. J'accepte de souffrir par Ses mains, pour Lui. Il est bien évident que ceci a une importance cruciale.

Je souffre de ses coups de cravache, de martinet, de baguette, ses gifles, ses fessées, par les poids qu'il me suspend aux seins ou au sexe, par ses bondages souvent très inconfortables, par ses remarques cinglantes.... MAIS cette souffrance n'est pas à prendre pour les défoulements d'un homme en colère, ce sont les conséquences de ses agissements de Maître. Et les souffrances que je reçois ne sont pas celles d'une femme qui se fait « cartonner » quand son mari rentre du boulot ou ivre mort, ce sont les souffrances d'une femme soumise à son Dominateur.

La nuance est importante car, dans le contrat de servitude que j'ai signé avec Mon S&M, il est stipulé que j'accepte ces traitements, mais uniquement dans le cadre que nous avons mis en place. A tout moment je peux arrêter une séance !!! 

Il existe un amalgame très courant entre les adeptes du bdsm et les délinquants sexuels... je précise ici que Mon S&M ne me force que dans la mesure où je suis consentante... Je ne subis JAMAIS quelque chose que j'aurais toujours refusé. Et s'il prenait l'envie à Mon S&M de tenter quelque chose ce ne serait JAMAIS sans dépasser les limites fixées, ou alors après mon avis ou une discussion. Il existe une progression dans les actes bdsm. Et j'ai des limites, tout comme Mon S&M, il ne tient qu'à nous de les dépasser, mais d'une manière consensuelle.

Il existe des règles dans le milieu bdsm, un code. C'est la raison pour laquelle je dis que les relations bdsm sont très souvent plus saines que celles qui régissent la vie de certains couples. Je sors ici le bdsm de sa marginalité en mettant en avant le respect et la confiance inébranlable qui lient un Dominateur à sa soumise (ou toutes les autres combinaisons D/s). 

Le bdsm est quelque chose de sérieux, et ses adeptes, de ceux qui s'amusent simplement à mettre une paire de menottes à ceux qui subissent des séances très poussées, en passant par les adeptes de la fessée sont des gens sérieux et pleinement conscients de leurs actes.

Le problème résulte souvent du fait de détracteurs peu au courant des us et coutumes bdsm et aussi et surtout de toute une catégorie de gens qui se réclament du milieu, mais qui ne fréquentent ses adeptes que dans un unique but sexuel, violent et parfois illégal.

Je suis souvent abordée par des pseudo-dominateurs qui exigent que je leur obéisse. Ils se faufilent derrière un paravent de pâles connaissances bdsm (du genre « je t'attache et je te baise »), me demandent d'allumer ma cam... Et au cas de refus, comme c'est toujours le cas avec ces comportements, ils se rattrapent en argumentant : « on ne dira rien à ton S&M », « ce sera en secret ».... Ce que je n'accepte JAMAIS, puisque étant liée à Mon S&M et que notre relation est basée sur une réciproque confiance.

Donc, toute cette cohorte de pervers désabusés, d'hommes frustrés, d'hommes à la recherche de partenaires sexuelles qui s'imaginent faciliter leurs recherches en s'adressant à des soumises qui, par définition sont obéissantes,.... Véhiculent une image du bdsm dégoûtante, illégale, meurtrière parfois, MAIS FAUSSE... 

Le bdsm n'est pas une anormalité, je lui préfère le terme de particularité et encore... toute notre vie est régie par les rapports D/s et encore plus dans les relations de couple.

De la même façon que pour la douleur, je lis ou j'entends souvent des gens offusqués que je parle d'amour dans les relations bd sm... Il faut bien savoir que je n'accepterais pas de souffrir si je n'aimais pas Mon S&M... La douleur qu'il m'inflige n'est pas une douleur pure et simple, elle me fait mal, certes, mais elle me donne du plaisir, le plaisir de me donner corps et âme à Mon S&M, qui est aussi Mon protecteur, le garant de ma vie d'esclave... Oui il y a de l'amour dans le bdsm, et pour cela il suffit de poser la question aux personnes qui pratiquent les relations bdsm... Je dirais même qu'il y a évidemment de l'amour, du plaisir, de l'esthétisme...

En définitive, je voudrais simplement dire qu'avant de critiquer, juger et condamner le bdsm il faut s'y être intéressé. Ensuite, on peut dire j'aime ou je n'aime pas, mais s'exclamer que le bdsm ne devrait pas exister de but en blanc... Je ne vois pas où serait la légitimité d'un tel propos. 

Donc regardez, appréciez, et ensuite ou vivez-le ou soyez indifférent... ne gaspillez pas d'énergie à le décrier ou le ternir, gardez-là plutôt pour lutter contre les vrais fléaux.

toula, esclave de S&M Chris.

Publié par toula à 10:28:54 dans le journal d'une esclave | Commentaires (82) |