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La chambre des tortures, « ma » chambre des
tortures... C'est dons ainsi que Mon Seigneur et Maître a surnommé cette suite de
l'hôtel Whalala de Zürich. Oh, ce n'est qu'un hôtel parmi tant d'autres,
raffiné sans être luxueux, mais dont la particularité du dernier étage est de
laisser apparentes les poutres de la toiture...
Et pour tout bon Maître qui se respecte, ou Maîtresse, s'il
est un ornement qui peut s'avérer précieux, c'est bien la poutre. Et c'est
sûrement la raison pour laquelle nous ne descendons QUE dans cet hôtel à
Zürich.
Le bondage est un art qui ne laisse pas Mon S&M de
marbre, et j'en suis fort heureuse, et je remercie aussi ceux auprès de qui Il
a acquis une aussi bonne maîtrise des liens et des cordes. Je vous avoue que le
bondage est une pratique qui ne me laisse pas de marbre non plus,et que le fait
d'être contrainte et immobilisée à quelque chose de tellement envoûtant que je
savoure chacun de ces moments passés attachée.
Donc, le repas terminé, en cette fin de semaine dernière,
Mon S&M et moi remontâmes en notre chambre, et c'est là que je me vis
gratifiée d'un sérieux bondage (utilisé comme illustration précédente).
D'un ordre sec et sans équivoque Il exigea que je me
déshabille, et c'est ainsi que mon excitation, déjà latente depuis le début du
repas reprit le dessus sur ma conscience et que je me mis à mouiller très fort.
Les yeux baissés vers le sol, ne pouvant regarder le manège de Mon S&M
préparant Ses cordes, je m'imaginais déjà entravée et offerte.
Dès que la première corde eut coulissé dans l'anneau de mon
collier, je sentis tout le poids de la force et de la domination qu'Il exerçait
sur moi. Une sorte de moment suspendu, durant lequel il n'existe plus rien que
ma servitude liée à Sa domination...
La corde serpentant sous mes seins, sous mes bras, sur mes
épaules... Je sentis sa brûlure, à mesure qu'elle coulissait sur ma peau. A
chaque fois qu'Il tirait sur un lien pour le serrer, ma peau se plissait sous la
tension sans cesse grandissante.
Le serpent de corde descendit alors au plus bas, jusqu'à
violer ma chatte. Je sentis la corde se frayer un passage entre mes lèvres déjà
humides et disparaître entre elles. Et si on ne la voyait plus, je pouvais ressentir
son frottement juste sur mon clito, et il n'en faudrait pas plus pour me pousser
à mouiller plus que de raison. La corde parcourut alors ma chatte et poursuivit
sa route sur mon cul et entre mes fesses pour se fixer par un autre nœud dans
mon dos.
Mes bras ne purent bientôt plus bouger, prisonniers du serpent de cordes. Et si je tentais le moindre mouvement, ce n'était que pour sentir les liens m'emprisonner encore plus fort. Et malgré que je m'imaginais pouvoir me soulager en tortillant, je ne faisais que me limitais dans ce carcan infaillible. Néanmoins, toute oscillation me gratifiait d'une douloureuse caresse sur mon clito, et je pense que Mon S&M eut tôt fait de comprendre cela.
Les liens ,allant et venant, ne furent plus qu'une prison de corde pour moi. Chaque nœud tendant plus encore le lien sur lequel il venait mordre. Ma peau soumise au frottement irritant du chanvre, mon corps modelé par la pression se mit à bouillir. J'avais chaud, non pas que le chauffage fut puissant, mais simplement parce que, gagnée par une excitation de plus en plus évidente, je m'abandonnais à une sorte de transe.
Lorsque le haut de mon corps, mon cou, mes seins et ma chatte furent définitivement parés de la corde de Mon S&M, je n'eus pas le temps d'apprécier mon immobilité que Ce dernier, au moyen d'un autre lien, paracheva Son travail en bloquant mes jambes. Serrées l'une contre l'autre, interdisant l'accès à ma chatte, mais refermant d'autant plus chacune de mes lèvres sur la cordes qui était déjà logée dans ma fente humide. Il ne fut alors plus question de vouloir onduler ou gigoter car, de cet équilibre précaire dans lequel je me retrouvais, la chute aurait été la seule issue.
Me voici donc, immobilisée de la tête aux pieds, parfaitement incapable de me déplacer ou a minima de bouger un membre. Toujours la tête baissée, respectueuse des usages devant Mon S&M je n'attendis plus alors que d'être fixée à la poutre qui faisait de notre chambre, « Notre » chambre...
Au moyen de mousquetons, Mon S&M fixa la corde noire qu'il avait passait entre les poutres à mon bondage. Me tirant ainsi en arrière et me soulevant suffisamment pour m'empêcher de me courber.
Ainsi attachée, fidèle et docile esclave que j'étais en cette position, abandonnée au regard satisfait et fier de Mon S&M. Telle une statue que des amateurs d'arts scruterait sous tous les angles, Il se délecta du pouvoir de chaque corde, de chaque maille, de chaque nœud. Et moi, le regard baissé je ressentis toute la fierté de me voir ainsi exposée à Son regard dont je me délecte tant.
Totalement offerte à ses yeux et à ses mains, il m'honora alors de sa cravache agile et de ses mains fermes. Je restai alors immobile ainsi de longues minutes, seule en face de mon excitation et de mon plaisir. Mon plaisir à être l'otage de ces
cordes, de ces serpentements enivrants et rugueux.
Face, à moi, Il saisit Sa cravache et me flagella un peu les hanches et les fesses, avant de me fixer des poids aux piercings de mes seins. Non seulement immobilisée, mais en plus ornée de ces poids, torturant mes seins, Il entreprit de couvrir mon corps de coups de cravaches.
Et c'est ainsi que je commençai à Le remercier, après chaque
claquement du cuir sur peau. A chaque impact une délicieuse décharge se
répandait dans mon corps. Une douleur rehaussée par mes petits mouvements qui ébranlait les poids suspendus à mes seins. Mais comme je le dis souvent, toute
cette douleur n'en était plus une, c'était du plaisir...
Vraisemblablement satisfait de mon comportement et des
remerciements que je n'avais pas oublié de d'exprimer après chaque coup de
cravache, Mon S&M décida de me soulager en ôtant les poids fixés à mes piercings. Or, ce ne fut qu'un bref répit, car, à la faveur de ce soulagement, je ne dis qu'un « merci S&M » au lieu de 2... Et l'un des poids refit son
retour sur un de mes seins.
A tout manquement, il faut se faire pardonner, et je dus alors me soumettre à une nouvelle série de coups de cravache...
Ce bondage et fut un cadeau de la part d'un S&M à Son esclave et c'est en tant que tel que je le reçus, et ainsi que j'y cherchai un remerciement à la hauteur de la fierté que j'en tirai.
C'est ainsi que de ma bouche, je tentai de rendre à Mon S&M l'honneur et le présent qu'Il m'avait fait en m'attachant de manière si forte et esthétique. Je m'appliquai à Lui montrai que ce serait ma manière de lui rendre honneur. Je le pris dans ma bouche, et ce fut avec mes lèvres, ma langue et mes doigts que je lui procurai le plaisir qu'Il était en droit d'attendre de la part de celle qu'Il rendait si heureuse jour après jour aussi.
Et lorsque dans ma bouche je sentis qu'il jouit, je connus alors une sorte
d'orgasme, celui qui procède plus de sa satisfaction personnelle que du plaisir
physique basique qui vous a déjà fait vasciller.
Je parle beaucoup de l'art du bondage et c'est d'abord pour remercier Mon S&M de maîtriser cet art et du plaisir qu'Il m'offre ainsi par ce moyen. Un peu plus tard je tenterai de décrire exactement tout ce qui fait que le bondage n'est pas Que l'utilisation de cordes, mais aussi un moment d'abandon total à son Dominant ou à sa Dominante.
Je parlerai une autre fois plus en détail de cet art rare du
bondage, afin de vous décrire comme je puis ressentir un tel plaisir d'être
ainsi entravée.
Publié par toula à 17:28:24 dans le journal d'une esclave | Commentaires (18) | Permaliens
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