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De longues minutes, peut être même une heure... Mon impatience grandit à mesure que le long sablier du temps égraine les secondes, elles paraissent si longues. Je sens ce vent frais caresser mon corps et glacer mes veines. L'attente est interminable. Ainsi prostrée, à genoux, les mains dans le dos, les mains fermement attachées dans mon dos et mes yeux fermés par ce ruban de latex qu'Il affectionne tant.
Je tourne lentement la tête de part et d'autre, tentant de discerner le moindre bruit de pas qui s'approcherait.
C'est curieux, mon corps a froid, je sens mes tétons durcis, mes fesses glacées. Ma peau frissonne à intervalles réguliers. Et pourtant au fond de moi, je ressens un feu brûler. Ma chatte est déjà chaude, je sens ses vibrations quand je la contracte. Je dois mouiller.
Il n'y a que Lui qui me provoque çà.
Je soupire, tente de combattre ce froid et cette excitation jusqu'ici latente, mais dont la présence commence à me harceler. Je me mets même à onduler des hanches, tentant d'approcher ma chatte d'une éventuelle bite qui se trouverait devant elle, ou même du moindre objet sur lequel mon clito ne demanderait qu'à se frotter.
J'essaie de reprendre mes esprits, ce n'est pas le moment de laisser mes pulsions, mes envies prendre le dessus. Mais je n'y peux rien, j'ai envie, j'ai envie de Lui, de Ses mains, de sa sévérité.... Je suis à l'abandon et mes obsessions sexuelles refont surface...
Je replonge dans mes pensées, essayant de me raccrocher à tout ce qui fait de moi Son esclave. Je me donne à Lui, il n'est rien que je fasse sans Lui...
Un frisson me foudroie, je sens Sa présence autour du moi, Il tourne, me contourne. Le claquement de ses pas résonne et c'est tout la pièce qui amplifie Sa prédominance ici. Il ne dit pas un mot, mais je sais qu'Il me regarde... Je garde la tête basse, et Le cherche dans la pièce.
Soudain je sursaute, Ses mains enserrent mes épaules fermement, les emprisonnent. Mon corps est à Sa merci et mon âme aussi. Il enfonce Sa main dans mes cheveux, les saisit et les tire. Ma tête part immédiatement en arrière, sans que je n'ose résister. Ma bouche ouverte laisser échapper le souffle chaud de ma respiration devenue haletante. Il s'approche. Sa bouche se colle à la mienne, et je Lui rends son baiser. Ce n'est pas un baiser d'amour, c'est le baiser d'un maître à sa salope. J'aime.
Mon corps ondule et je frissonne lorsque je sens la rugosité de la corde ceindre mes seins. Il serre, Il serre. Je me sens emprisonnée, à mesure que les liens entravent mon corps et marquent ma peau. J'ai mal.
Je ne peux désormais plus bouger. Mes seins durcissent, mes bras immobilisés n'aimeraient qu'une chose, permettre à mes mains de toucher ma chatte. Je la sens brûlante, gonflée, trempée.
Offerte, je suis complètement offerte, et même je me sens une offrande à Lui. Je Lui offre tout de moi, ma liberté, mon âme, mon corps.
Il va maintenant resserrer les nœuds, m'entraver, m'interdire tout mouvement, tout geste dont j'aurais été l'origine. Les mâchoires bloquées par son écarteur, j'attends que Son sexe viole ma bouche, qu'il cogne ma langue... qu'il m'emplisse de sa dureté... Son sexe que je vénère, libre de souiller ma bouche en L'entendant me jeter à la figure son emprise sur la femelle que je suis devenue pour Lui. Il me possède.
Il me penchera ensuite en avant, laissant mon visage frotter le sol pendant que mon cul s'offrirait prétentieusement à Lui. J'entends les claquements du cuir sur mes fesses, les marques apparaître les unes après les autres, la douleur me foudroyer à chaque fois que ma chair reçoit le fouet. Je suis si excitée, je sens ma chatte couler son désir. Quand mes fesses rougies de sang Lui auront flatté le regard, il m'enculera... Il prendra possession de moi, m'humiliant de tout Son désir, de tout Son Amour. Je m'abandonnerais alors à Son sexe, à Son emprise.
Et lorsque de tout son sperme Il inondera mon visage et souillera ma bouche, je ne serais que la plus heureuse des esclaves.
Mais chut !!!! Cessons de rêver, j'entends déjà la clef dans le pêne de la porte, ....
Publié par toula à 09:01:43 dans Ce que j'aime | Commentaires (18) | Permaliens
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